Lésions du ligament croisé postérieur


Introduction

La rupture du ligament croisé postérieur est moins connue que celle du ligament croisé antérieur. Son évolution spontanée nous amène, le plus souvent, à la traiter en phrase chronique avec apparition d'une arthrose fémoro tibiale interne ou fémoro patellaire avec des résultats décevants.

 

Accidents

Le mécanisme de l'accident fait souvent appel à un choc antérieur avec un impact sur le tibia (accident des 2 rues ou du tableau de bord). Le diagnostic est difficile au décours immédiat de l'accident et il faut souvent attendre plus de 10 jours pour pouvoir faire le diagnostic.

 

Symptômes

Ce sont simplement des douleurs avec une sensation d'instabilité sur des phases d'accélération ou de décélération, dans les escaliers. La pratique sportive reste possible, le renforcement du quadriceps suffit souvent à stabiliser le genou.

 

La réparation du ligament croisé postérieur

Traitement chirurgical

En phase aigue, il est parfois possible de refixer une fracture ou un arrachement de l'insertion tibiale du ligament ou les lésions des ligaments périphériques. Le plus souvent, le ligament est rompu en plein faisceau et non réparable. Dans un deuxième temps, après «refroidissement» du genou et récupération de la mobilité et de la proprioception ou dans la phrase chronique, il est possible d'envisager le remplacement du ligament par une greffe, le traitement des lésions méniscales, en associant une ostéotomie de valgisation dans certains cas.

 

Technique chirurgicale

La ligamentoplastie du croisé postérieur, comme celle du croise antérieur peut recourir à 3 types de greffons : le tendon rotulien, les tendons de la patte d'oie ou le tendon quadricipital, en fonction du choix du chirurgien, du traitement des lésions associées ou des lésions cartilagineuses associées. L'évolution prend alors les mêmes caractéristiques que celles du ligament croisé antérieur, avec les mêmes risques et complications.

 

Suites et résultats

Le temps de cicatrisation et de récupération après une ligamentoplastie du croisé postérieur est plus long qu'après une ligamentoplastie du croisé antérieur . La reprise de l'appui et de la mobilité s'effectue progressivement durant 3 mois. Le contrôle de la laxité est moins satisfaisant que dans la ligamentoplastie du croisé antérieur externe, la réduction du tiers postérieur n'est que partielle dans la phase «chronique».

 

Suites opératoires : attentes et risques

Les risques et complications immédiates ou secondaires sont les mêmes qu'après chirurgie du ligament croisé antérieur avec un risque cependant majoré de laxité résiduelle ou d'arthrose en fonction des lésions associées et la phase au cours de laquelle le traitement aura été entrepris.