Attentes et risques : rupture des ligaments croisés antérieurs


Risques propres au cours de l'intervention

  • La blessure de tissus voisins (muscles, tendons), la blessure de vaisseaux sanguins peut entraîner une hémorragie parfois importante

  • Le bris de matériel peut exceptionnellement survenir et laisser en place un fragment métallique qui pourrait faire l'objet d'une reprise secondaire

  • Le traumatisme de nerfs superficiels peut entraîner une baisse de la sensibilité d'une zone cutanée située le plus souvent entre les deux cicatrices. Cette sensibilité revient spontanément en quelques semaines mais il peut persister une cicatrice du nerf abîmé qui pourrait être douloureuse au contact

  • Un hématome : il se limite le plus souvent à une petite tuméfaction autour des orifices de pénétration ou sur la zone de prélèvement des tendons. Elle peut parfois diffuser et provoquer une ecchymose qui peut s'étendre sous la peau comme un gros «bleu». Mais, parfois, un saignement un peu plus important peut, durant la première nuit, continuer à remplir l'articulation qui gonfle et provoque des douleurs à cause de la mise en tension. Si tel est le cas, il est conseillé d'appliquer des pansements alcoolisés sur le genou et de prendre, selon les prescriptions réalisées à la sortie de la clinique, un antalgique simple comme du paracétamol. Si la douleur s'intensifie malgré ces précautions, une ponction pourrait être nécessaire : prenez contact avec la clinique. Le mieux, cependant, est de prévoir cette complication en laissant le genou allongé et en évitant de multiplier la flexion et l'extension du genou durant les 24 premières heures pour ne pas augmenter les risques de refaire saigner un vaisseau spontanément coagulé.

  • L'infection du site opératoire (ISO) : la colonisation du site sera d'autant plus importante que le nombre de microbes (en surface mais surtout en profondeur) sera important. Une mauvaise hygiène n'est pas gommée par une simple douche de la veille... La prolifération et, donc, le risque d'infection du site dépendent de :

    • La facilité de croissance des colonies : l'importance de la cicatrice ou la présence d'hématome facilitent cette croissance

    • La capacité de défense : tout affaiblissement de l'organisme (diabète, alcoolisme, fatigue...) facilite cette multiplication. La prescription d'antibiotique ne doit être envisagée que sur un microbe identifié.

Cette infection, si elle se produit, peut nécessiter une ré-intervention : la rapidité de ce geste après l'apparition des premiers signes influe sur les possibilités de guérison; allonger la durée de récupération et nécessiter une antibiothérapie durant plusieurs mois; si la stérilisation n'est pas obtenue, des séquelles parfois importantes doivent être craintes.

  • Un épanchement :

    • soit par un saignement prolongé dans le genou

    • soit par hydrarthrose (liquide clair)

Cet épanchement peut créer ou entretenir une réaction inflammatoire dans le genou qui peut empêcher la colonisation de la greffe indispensable pour obtenir la consolidation.

  • Raideur : une contracture réflexe des muscles de la cuisse peut gêner la récupération de la mobilité dans les suites de l'intervention. L'appréhension et la douleur augmentent cette restriction du mouvement. Une gymnastique simple permettra d'éviter cette complication. Dans certains cas, une perturbation circulatoire locale connue sous le nom d'algodystrophie peut entraîner une réaction inflammatoire, gonflement douloureux des parties molles, douleurs et raideur. Cette affection peut durer plusieurs mois avant de récupérer, le plus souvent complètement.

  • Douleur antérieure : l'atrophie du quadriceps et surtout du vaste interne qui se produit très rapidement après l'intervention modifie la dynamique de la rotule. Le déséquilibre qui en est la conséquence réduit la surface d'appui de la rotule sur le fémur, provoquant un oedème réversible mais douloureux de la rotule. Cette lésion est ressentie sous forme de douleurs autour de la rotule mais également derrière le genou. Cette gêne intervient surtout lors de la montée et descente des escaliers, en se relevant d'un fauteuil, lors de la conduite de voiture, en fin de journée et en cas de fatigue. Elle disparaît spontanément mais sera plus rapidement soulagée par des étirements des muscles de la cuisse ou aggravée par des travaux de bricolage excessifs.

  • Phlébite : le ralentissement circulatoire secondaire à la décharge l'intervention ou la présence d'hématome provoque une agrégation du sang dans les veines avec un risque de constitution d'un caillot. Ces caillots, une fois constitués peuvent :

    • boucher les veines et provoquer une phlébite

    • se détacher et migrer , et constituer une embolie

Les anti-coagulants prescrits de manière préventive diminuent ce risque mais ne le suppriment pas complètement. Les séquelles de cette complication sont variables depuis des douleurs durables dans les mollets jusqu'à la complication mortelle en cas d'embolie massive.

 

Risques tardifs au décours de l'intervention

  • Lésion itérative du ménisque : l'ablation du ménisque n'a pas été complète. Il persiste le plus souvent une grande partie du ménisque. Sur ce ménisque restant, la première fissure peut continuer à s'étendre ou une nouvelle fracture peut se développer. Cependant, cette possibilité est rare : le plus souvent, l'ablation des fragments instables suffit pour soulager les douleurs. La persistance d'un signal anormal sur une IRM de contrôle est simplement le témoin d'une maladie du ménisque restant mais pas forcément de la récidive d'une frange instable.

  • Arthrose du genou : cette complication était fréquente en cas de ménisectomie totale avec ouverture du genou. L'arthroscopie a permis de réduire la résection à la partie déchirée et, donc, de maintenir en place le reste du ménisque qui continue à assurer son rôle dans la stabilité du genou et l'amortissement des charges.

  • Algoneurodystrophie : dans certains cas, une perturbation circulatoire locale connue sous le nom d'algodystrophie peut entraîner une réaction inflammatoire, gonflement douloureux des parties molles, douleurs et raideurs. Cette affection peut durer plusieurs mois avant de récupérer, le plus souvent complètement.

  • Instabilité du genou : cette complication est surtout la conséquence d'une lésion des ligaments croisés. Cependant, en cas d'association d'une rupture du ligament croisé et d'un ménisque, le risque est majoré. Cette association justifie, si la lésion le permet, une suture du ménisque afin de protéger la réparation du ligament croisé.

  • Souffrance de la rotule : très souvent, au décours de l'intervention, l'amyotrophie du quadriceps désorganise l'équilibre de la rotule devant le genou. Il peut s'en suivre des douleurs postérieures du genou, une sensation de craquement, voire des douleurs devant le genou. Cette gêne, le plus souvent transitoire, peut durer si le cartilage de la rotule est endommagé avant l'intervention. Une rééducation pourra être nécessaire dans ces cas-là.

 

risques ménisectomie

 

Risques propres au cours de l'intervention

  • La blessure de tissus voisins (muscles, tendons), la blessure de vaisseaux sanguins peut entraîner une hémorragie parfois importante

  • Le bris de matériel peut exceptionnellement survenir et laisser en place un fragment métallique qui pourrait faire l'objet d'une reprise secondaire

  • Le traumatisme de nerfs superficiels peut entraîner une baisse de la sensibilité d'une zone cutanée située le plus souvent entre les deux cicatrices. Cette sensibilité revient spontanément en quelques semaines mais il peut persister une cicatrice du nerf abîmé qui pourrait être douloureuse au contact

  • Un hématome : il se limite le plus souvent à une petite tuméfaction autour des orifices de pénétration ou sur la zone de prélèvement des tendons. Elle peut parfois diffuser et provoquer une ecchymose qui peut s'étendre sous la peau comme un gros «bleu». Mais, parfois, un saignement un peu plus important peut, durant la première nuit, continuer à remplir l'articulation qui gonfle et provoque des douleurs à cause de la mise en tension. Si tel est le cas, il est conseillé d'appliquer des pansements alcoolisés sur le genou et de prendre, selon les prescriptions réalisées à la sortie de la clinique, un antalgique simple comme du paracétamol. Si la douleur s'intensifie malgré ces précautions, une ponction pourrait être nécessaire : prenez contact avec la clinique. Le mieux, cependant, est de prévoir cette complication en laissant le genou allongé et en évitant de multiplier la flexion et l'extension du genou durant les 24 premières heures pour ne pas augmenter les risques de refaire saigner un vaisseau spontanément coagulé.

  • L'infection du site opératoire (ISO) : la colonisation du site sera d'autant plus importante que le nombre de microbes (en surface mais surtout en profondeur) sera important. Une mauvaise hygiène n'est pas gommée par une simple douche de la veille... La prolifération et, donc, le risque d'infection du site dépendent de :

    • La facilité de croissance des colonies : l'importance de la cicatrice ou la présence d'hématome facilitent cette croissance

    • La capacité de défense : tout affaiblissement de l'organisme (diabète, alcoolisme, fatigue...) facilite cette multiplication. La prescription d'antibiotique ne doit être envisagée que sur un microbe identifié.

Cette infection, si elle se produit, peut nécessiter une ré-intervention : la rapidité de ce geste après l'apparition des premiers signes influe sur les possibilités de guérison; allonger la durée de récupération et nécessiter une antibiothérapie durant plusieurs mois; si la stérilisation n'est pas obtenue, des séquelles parfois importantes doivent être craintes.

  • Un épanchement :

    • soit par un saignement prolongé dans le genou

    • soit par hydrarthrose (liquide clair)

Cet épanchement peut créer ou entretenir une réaction inflammatoire dans le genou qui peut empêcher la colonisation de la greffe indispensable pour obtenir la consolidation.

  • Raideur : une contracture réflexe des muscles de la cuisse peut gêner la récupération de la mobilité dans les suites de l'intervention. L'appréhension et la douleur augmentent cette restriction du mouvement. Une gymnastique simple permettra d'éviter cette complication. Dans certains cas, une perturbation circulatoire locale connue sous le nom d'algodystrophie peut entraîner une réaction inflammatoire, gonflement douloureux des parties molles, douleurs et raideur. Cette affection peut durer plusieurs mois avant de récupérer, le plus souvent complètement.

  • Douleur antérieure : l'atrophie du quadriceps et surtout du vaste interne qui se produit très rapidement après l'intervention modifie la dynamique de la rotule. Le déséquilibre qui en est la conséquence réduit la surface d'appui de la rotule sur le fémur, provoquant un oedème réversible mais douloureux de la rotule. Cette lésion est ressentie sous forme de douleurs autour de la rotule mais également derrière le genou. Cette gêne intervient surtout lors de la montée et descente des escaliers, en se relevant d'un fauteuil, lors de la conduite de voiture, en fin de journée et en cas de fatigue. Elle disparaît spontanément mais sera plus rapidement soulagée par des étirements des muscles de la cuisse ou aggravée par des travaux de bricolage excessifs.

  • Phlébite : le ralentissement circulatoire secondaire à la décharge l'intervention ou la présence d'hématome provoque une agrégation du sang dans les veines avec un risque de constitution d'un caillot. Ces caillots, une fois constitués peuvent :

    • boucher les veines et provoquer une phlébite

    • se détacher et migrer , et constituer une embolie

Les anti-coagulants prescrits de manière préventive diminuent ce risque mais ne le suppriment pas complètement. Les séquelles de cette complication sont variables depuis des douleurs durables dans les mollets jusqu'à la complication mortelle en cas d'embolie massive.

 

Risques tardifs au décours de l'intervention

  • Lésion itérative du ménisque : l'ablation du ménisque n'a pas été complète. Il persiste le plus souvent une grande partie du ménisque. Sur ce ménisque restant, la première fissure peut continuer à s'étendre ou une nouvelle fracture peut se développer. Cependant, cette possibilité est rare : le plus souvent, l'ablation des fragments instables suffit pour soulager les douleurs. La persistance d'un signal anormal sur une IRM de contrôle est simplement le témoin d'une maladie du ménisque restant mais pas forcément de la récidive d'une frange instable.

  • Arthrose du genou : cette complication était fréquente en cas de ménisectomie totale avec ouverture du genou. L'arthroscopie a permis de réduire la résection à la partie déchirée et, donc, de maintenir en place le reste du ménisque qui continue à assurer son rôle dans la stabilité du genou et l'amortissement des charges.

  • Algoneurodystrophie : dans certains cas, une perturbation circulatoire locale connue sous le nom d'algodystrophie peut entraîner une réaction inflammatoire, gonflement douloureux des parties molles, douleurs et raideurs. Cette affection peut durer plusieurs mois avant de récupérer, le plus souvent complètement.

  • Instabilité du genou : cette complication est surtout la conséquence d'une lésion des ligaments croisés. Cependant, en cas d'association d'une rupture du ligament croisé et d'un ménisque, le risque est majoré. Cette association justifie, si la lésion le permet, une suture du ménisque afin de protéger la réparation du ligament croisé.

  • Souffrance de la rotule : très souvent, au décours de l'intervention, l'amyotrophie du quadriceps désorganise l'équilibre de la rotule devant le genou. Il peut s'en suivre des douleurs postérieures du genou, une sensation de craquement, voire des douleurs devant le genou. Cette gêne, le plus souvent transitoire, peut durer si le cartilage de la rotule est endommagé avant l'intervention. Une rééducation pourra être nécessaire dans ces cas-là.